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Compte-rendu du Groupe de Parole du 24/10 : Safer Sex par Lina

COMPTE RENDU GROUPE DE PAROLE du 25/10/2019 : SAFER SEX



Nous avons organisé une groupe de parole sur le thème du Safer Sex dans le cadre de relations multiples avec l’intervention d’une infirmière du Checkpoint Vaud. Voici la synthèse de cette entrevue :



Au cours des dernières années, les messages concernant le safer sex sont devenus plus complexes. Il ne s’agit plus seulement de se protéger contre le VIH, mais aussi contre d’autres infections sexuellement transmissibles (IST) dont nous allons présenter les 5 principales (BIG 5), leur mode de transmission, leurs traitements et les recommandations de pratique et de dépistage pour limiter les risques d'infection et de transmission.



  • VIH

IST la plus connue depuis son apparition dans les années 80, elle est la seule dont on ne guérit pas. Ses modes de transmission majeurs se font par voie sexuelle (pénétration vaginale et anale), par voie sanguine (contact sanguin) et/ ou par voie fœtale. Le sexe oral comporte un risque de transmission inférieur à 0,01% car le virus se détruit au contact de l'air. Le port du préservatif est indispensable pour s'en protéger lors de tout type de pénétration. Toutefois, grâce aux progrès médicaux, il existe d'autres possibilités de s'en protéger, en cas de rapport à risque non protégé.

La PREP (prophylaxie pré-exposition), il s’agit d’un médicament avec lequel une personne séronégative exposée à un risque de VIH peut s'en protéger. Une PREP est soumise à ordonnance et ne devrait être prise que sous contrôle médical. Elle ne protège que du VIH et pas des autres infections sexuellement transmissibles. Son coût, très élevé (environ 900 CHF / 30 comprimés), n'est pas pris en charge par l'assurance de base.

La prophylaxie post-exposition (PEP) permet de prévenir une infection à VIH dans les premières heures après une exposition potentielle. Une PEP devrait être initiée le plus tôt possible (dans un service d'urgences ou dans un centre de dépistage IST) après un rapport à risque. Plus tôt elle est commencée, plus la PEP sera efficace pour prévenir une infection par le VIH. Malheureusement, la PEP n’est plus suffisamment efficace au-delà de 48h. Son coût également élevé (1500 CHF), est pris en charge par l'assurance de base.

Malheureusement, il n'existe pas encore de vaccin contre le VIH.

Dépistage : par un bilan sanguin (prise de sang) ou test rapide (disponible en pharmacie aussi).


  • Hépatites

Les hépatites sont des maladies infectieuses du foie.

Hépatite A - L’infection se transmet par un contact oral avec des matières fécales. L’eau, les aliments et les objets d’usage courant peuvent être contaminés en raison d’un manque d’hygiène, et ainsi transmettre le virus de l’hépatite A. La transmission est possible également lors de contacts intimes avec la zone anale. Enfin, la transmission par le sang est extrêmement rare. Il existe un vaccin.

Hépatite B – Son mode de transmission est similaire à celle du VIH mais son virus est plus virulent que le celui du VIH, donc il y a un risque de transmission orale plus important.

Le port du préservatif protège de l'infection, pour diminuer le risque de façon importante, en particulier lors de transmission orale. Comme il existe aussi un vaccin, celui-ci est également très recommandé.

Hépatite C – Elle se transmet par le contact avec le sang d’une personne infectée. Des médicaments antiviraux permettent de traiter l’hépatite C.

Des vaccins existent pour les hépatites A et B. Un vaccin combiné pour les deux s’effectue en trois fois (prix : 3 x CHF 75.-).

Pour l'hépatite B, il est important de faire un dosage des anticorps pour vérifier son efficacité, car même en étant vacciné, le taux d'immunité peut baisser et on peut ne plus être protégé.

Il n’existe pas de vaccin pour l’hépatite C, par contre celle-ci est guérissable.

Dépistage : par un bilan sanguin pour les 3.


  • Syphilis

C’est une infection bactérienne qui peut se transmettre lors d’un rapport sexuel vaginal, oral ou anal avec une personne infectée se trouvant dans une phase contagieuse. Il n’existe donc pas de protection par vaccination mais se guérit par une prise d'antibiotique lorsqu'elle est dépistée rapidement.

Les symptômes de la syphilis passent souvent inaperçus, car ils sont généralement indolores. Ils disparaissent au bout de quatre à six semaines, même sans traitement mais la maladie et sa contagiosité persistent, de plus, elle se transmet très facilement, d’où l’importance de son dépistage. C’est une IST qui avait presque disparu par le passé et qui est en recrudescence actuellement.

Dépistage : par un bilan sanguin.


  • Gonorrhée / Chlamydia

Ces deux IST sont regroupées ici car elles ont des similitudes dans leur mode de transmission et pour les traiter. Ce sont des infections bactériennes donc sans vaccin existant.

Elles peuvent être transmises lors d’un rapport sexuel oral, vaginal ou anal. Les bactéries se trouvent sur les muqueuses (pharynx, vagin, urètre, anus).

60 à 70% des gens porteurs de ces infections n'ont pas de symptômes, ce qui fait d'eux des porteurs sains mais contagieux. Lorsqu'elles ne sont pas dépistées et traitées rapidement, elles peuvent provoquer des complications sérieuses de l'appareil génital.

Dépistages : Par frottis des muqueuses concernées par des pratiques sexuelles pour un résultat fiable. Le dépistage urinaire ne prend pas en compte les contaminations sur le pharynx et l'anus. Le dépistage urinaire étant le plus courant chez un professionnel de santé, il est recommandé de préciser lors de la consultation, les zones concernées par un risque d'infection.

Traitement : Ces 2 infections se traitent par une prise d'antibiotique.


  • HPV Papillomavirus*

*Suite aux inquiétudes de plusieurs participants au sujet du HPV, un petit complément d'information a été donné.

Cette IST qui se décline sous une cinquantaine de variantes, dont 8 à haut risque cancérigène. Cette IST peut entraîner le cancer de l’utérus, de l’anus et du pénis. Le HPV est transmis lors de rapports sexuels vaginaux, oraux ou anaux. Mais il peut l’être aussi par les mains, les sex-toys ou d’autres objets portés au contact des organes génitaux de plusieurs personnes.

Ces IST de formes virales peuvent être vaccinées pour ces 8 souches à haut risque. Il est recommandé d’effectuer ces vaccins (3 doses) avant les premiers rapports sexuels et jusqu'à 27 ans (remboursés par l'assurance de base), mais rien n’empêche de les effectuer par la suite. Aux Etats Unis, la vaccination se fait jusqu'à 45 ans.

Dépistage : par frottis des muqueuses.


    Les recommandations de bonnes pratiques :

  • Port du préservatif, féminin ou masculin, pour tout rapport anal ou vaginal.

  • Un dépistage des «BIG 5» est recommandé une fois par année pour une personne ayant des rapports sexuels jusqu’à 10 partenaires différents par année. Au-delà, il est recommandé de faire deux dépistages par an.

  • Lors de l’apparition d’un symptôme entre les dépistages réguliers, il faut consulter sans délai.

  • Lorsqu’une infection bactérienne est avérée, il faut prévenir ses partenaires et s’abstenir de tout rapport durant les 7 premiers jours de traitement.



Ce compte-rendu ne se veut pas exhaustif. Cependant toute question est bienvenue. Les questions seront regroupées et transmises à un.e professionnel.le de santé sexuelle.


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Par Lina
Date Février 2

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