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Paladin32 Comité

Chers tous,


Avec du retard, voici le liens du compte-rendu du groupe de parole sur l'ENR du 20 février. C'est peut-être plus ergonomique à lire?


https://www.poly-losophie.com/post/groupe-de-parole-enr


Pour ceux qui ne souhaite pas passer par mon blog, voici le résumé identique ici:


L'ENR c'est quoi ?

L'ENR (Énergie de Nouvelle Relation) est une sorte de pétillement à l'intérieur de soi lorsque l'on débute une nouvelle relation. Que cette dernière soit amoureuse ou une amitié très forte, cette énergie semble prendre toute la place, être omniprésente. C'est elle qui nous fait sourire bêtement dans le métro, qui nous donne des papillons dans le ventre, qui nous fait nous réjouir de revoir la personne aimée. L'ENR offre une sorte de "coup de booste" chimique à l'intérieur de notre corps et on en bénéficie tout entier.

L'ENR induit des réactions dans tout notre être. Que cela soit dans le mental (on y pense constamment, on met en place des actions concrètes pour voir la relation, pour partager avec elle, …) dans le physique (excitation, papillons dans le ventre, stress lorsque l'on rejoint la relation, …) ou plus au niveau de l'âme, cette étincelle se diffuse en nous et hors de nous. Cet enthousiasme, cette énergie et cette joie transpirent et irradient autour de nous, parfois à tel point que nos proches ou nos collègues nous trouvent différents et joyeux sans trop savoir pourquoi.

L'ENR et la durée

La notion de temps avec l'ENR est très liée. Le temps consacré à être dans cette énergie peut-être très présent et cela peut également prendre du temps qui était alors consacré à d'autres relations.

Il n'existe pas de durée propre à l'ENR, il semble que le temps rende la chose plus paisible et la fasse perdre en intensité. Elle peut être alors remplacée par quelque chose de plus doux, avec moins de folie, avec un rythme plus tranquille, une stabilisation et une normalisation de la relation. Le plaisir ne se perd pas mais se transforme.

C'est assez similaire à ce qui se passe dans une relation standard au final, mais la particularité de l'ENR dans un cadre polyamoureux est qu'il y a forcément une interaction avec les autres partenaires ; cela représente également un avantage car visiblement on s'oublie moins. Le fait d'avoir plusieurs partenaires nous oblige à rester un peu les pieds sur terre et à prendre en considération les autres. Cela semble être un effet protecteur et nous permet d'éviter les pièges de la pensée comme l'effet de halo (on ne voit que le beau, que les qualités de l'autre), la première impression (l'esprit va chercher des éléments qui nous confortent dans notre première vision), l'effet de dissonance (volonté implicite de chercher des éléments pour aller dans le sens de nos choix).

Il semble également que l'on apprenne beaucoup à travers la pratique et avec le temps, grâce auquel on rencontre plusieurs fois ce genre d'énergie. Les personnes expérimentées du groupe semblent plus conscientes de cette énergie et peuvent l'appréhender de manière plus sereine.

Trois types de situations

Ceux qui n'accèdent pas à cela

 

Il semble que des personnes soient plus sensible à l’ENR : elles peuvent facilement être touchées par ce phénomène. D'autres personnes du groupe semblent être moins sensibles à cela, mais probablement qu'il y a également un mécanisme de protection qui entre en jeu. Des personnes semblent se protéger de l'ENR afin de préserver la relation primaire.

Ceux qui la subissent

Les personnes dont le ou la partenaire est en plein ENR semblent subir cette nouvelle énergie. Les gens trouvent la relation nouvelle puérile, le partenaire semble indisponible et dans son monde. Comme l'énergie est omniprésente, elle peut devenir LE sujet de discussion. Cela soulève la question de ce que l'on partage et de ce que l'on ne partage pas, ceci pour éviter de blesser la relation primaire ou afin d'éviter les conflits.

 

Cela soulève la question des peurs et de la jalousie, il semble que parfois les conflits éclatent lorsque l'un y accède facilement et l'autre s'en protège. L'image de la personne qui est sur un grand huit et de l'autre qui subit cette attraction a parlé à plus d'un. Mais cela soulève cette question : suis-je jaloux de cette ENR car c'est quelque chose que je m’interdis ?

 

D'un autre côté, un sentiment de fierté peut aider celui qui subit cette nouvelle relation. C'est accorder à son amoureux primaire une certaine liberté ou simplement lui rendre celle qu'une relation exclusive impose dans la pratique et la norme.

Ceux qui la vivent

La chose la plus marquante dans ce groupe et ces discussions, c'est la volonté pour ceux qui vivent une ENR de protéger et de prendre soin de la relation primaire. Celui qui la vit peut aussi la subir d'une manière différente, car elle est parfois source de tension et d'incompréhension. Parfois aussi, on occulte la relation primaire sans en avoir réellement conscience et lorsque cela vient dans une discussion, on risque de se brûler les ailes et de déchanter. Ce qui semblait si facile, si beau, si nouveau, devient alors une source de problèmes. On observe une différence entre ceux qui travaillent sur leur égo et tentent de contenir cette énergie et ceux qui la vivent pleinement et qui en "profitent".

Parfois, l'inverse se produit, l'énergie dégagée lors d'une nouvelle relation transporte l'hôte et le transforme au point de "rallumer la première flamme". Cette énergie est alors mise au service de la relation primaire pour qu'elle devienne plus intense et plus solide encore.

 

Il est aussi convenu que le sentiment de responsabilité est très présent pour celui qui vit cette nouvelle énergie. Il a envie de prendre soin de tout le monde, mais également de lui-même et de s'accorder cette chance de vivre cette énergie et les émotions positives qu'elle procure.

 

Les ENR et les asymétries

Il est évident que, tant dans la survenue que dans la redescente d'une ENR, il peut y avoir des déséquilibres. L'un des partenaires peut avoir une envie folle d'écrire, de passer du temps avec l'autre, d'échanger avec intensité et, de son côté, l'autre partenaire peut être plus prudent ou plus timoré.

Lors de la normalisation et la standardisation de la relation, il se peut que l'asymétrie existe aussi avec, d'un côté, une folie qui reste et s'entretient et, de l'autre, l'envie de passer à quelque chose de plus tranquille.

L'énergie se déplace et se modifie en fonction des chemins de chacun, il est évident que cela peut être déséquilibré.

 

Sujets de développement

 

Les ENR sont de bons moyens de tester notre égo et nos peurs. Celle de l'abandon ou du rejet en particulier. On pourrait penser qu'avec une ENR, nous sommes aveuglés et emballés. L'ENR peut être un piège ou un tremplin.

On peut distinguer l'ENR + de l'ENR - : le premier sert toutes les autres relations présentes, car l'énergie qui en sort illumine la personne et cette dernière apporte un nouveau souffle et un pétillant qui s'étaient peut-être un peu atténués avec le temps.

 

Le fait de vouloir protéger l'autre nous conduit parfois à des comportements maladroits, à vouloir faire bien et que le message ne soit pas compris ou que cela réveille de la jalousie de la part de la relation primaire. La question essentielle est surtout de savoir si c'est à celui qui vit une ENR d'aider sa relation primaire ou est-ce que c'est du ressort de la première personne que de bosser sur ses peurs et ses craintes ?

 

Les émotions sont au cœur du lien et des interactions. La peur de l'abandon et du rejet peut être très présente mais, à trop vouloir protéger la relation primaire, on ne laisse pas la possibilité à l'autre de changer et d'apprendre. On se croit tuteur ou aidant alors que l'on laisse l'autre dans la position statique de "victime". Parfois il est nécessaire aussi de laisser les gens avancer avec leurs autonomies propres.

C'est cela aussi l'amour, avoir confiance en les compétences de l'autre pour ce qui est d'avancer dans son chemin de vie !

Fabien Comité

Véronique Kohn, psychologue, psychothérapeute, conférencière et formatrice, spécialiste de la relation amoureuse et polyamoureuse, était notre invitée pour ce groupe de parole sur le thème du "mono-poly", ce terme familier qui désigne, de manière familière, une relation entre une personne qui s’identifie comme polyamoureuse et une personne qui s’identifie comme monoamoureuse (monogame).


VK a commencé par introduire ce sujet du "mono-poly" en parlant de ce terme qui évoque avant tout un jeu, en relevant que pour les nombreuses personnes qui la consultent à ce sujet, il n'apparaît jamais comme quelque chose de drôle...


VK a expliqué que, des cas de "mono-poly" qu'elle a rencontrés, la personne "mono" est très souvent une personne "poly-acceptante", c'est-à-dire une personne qui accepte plus la situation qu’une volonté personnelle de la vivre et de rechercher un épanouissement dans ce modèle. D'après l'expérience de VK, les cas de "mono-poly", où la personne "mono" s'y sent confortable, sont plutôt exceptionnels. Ces personnes "poly-acceptantes" le deviennent souvent par peur de perdre la relation qui était préalablement monogame.


Dans de telles situations, il arrive que des personnes réfléchissent voire décident de revenir dans un modèle monogame, de manière à rassurer la personne "mono". Toujours d'après VK, c'est une mauvaise idée, car la personne "poly" va se retrouver dans une posture qui n'est pas la sienne. Elle risque d’aller à l’encontre de sa volonté, de s’exposer à une situation où elle ne sera plus en accord avec ses valeurs et de ne plus se sentir authentique.


Cela ne veut pas dire que la personne "poly" ne peut pas ponctuellement faire de tels efforts pour l'autre, mais elle risque fortement de finir par se fatiguer de rassurer la personne "mono" si celle-ci n’atteint pas un état de réelle acceptation.

VK considère que les difficultés des personnes "poly-acceptantes" sont généralement dues à des blessures personnelles antérieures. A titre d’exemple, VK fait un parallèle entre les blessures de trahison et d’abandon.


Pour la personne "mono" qui souffrirait d’une blessure de trahison, une relation avec un.e partenaire "poly" va la pousser dans ses retranchements et réveiller cette blessure. Ainsi, le.la partenaire "poly" pourra notamment la rassurer en faisant preuve d’une grande transparence sur ses autres relations.


En revanche, pour la personne "mono" qui souffrirait d’une blessure d’abandon, le fait que le.la poly partage beaucoup de détails sur ses autres relations pourrait augmenter le sentiment d’insécurité pour une personne souffrant d’une blessure d’abandon.


Pour les mêmes raisons, selon VK, les personnes n’ayant pas ou peu de blessures antérieures (ou qui les auraient déjà appréhendées) pourraient potentiellement mieux vivre la situation de "poly-acceptant.e".


Concernant les possibilités de surmonter les situations critiques de "mono-poly", il n’y a pas de solution miracle. VK explique que lorsqu’une situation est enflammée, il est important de s’adapter à la personne insécurisée. Il faut ensuite attendre que la crise soit passée, que les personnes sortent de leur état émotionnel et, seulement à ce moment, d’en parler pour comprendre les ressentis.

Par ailleurs, lors de cette réunion, VK a relevé d’autres points comme l’impact d’une situation d’ENR (énergie de la nouvelle relation) qui intensifie le sentiment d’insécurité de la personne "poly-acceptante" ou encore le cas des personnes polyamoureuses qui ne souhaitent plus vivre de relation avec des personnes "poly-acceptantes". Ces réactions se produisent suite à des expériences "mono-poly" trop difficiles.


En conclusion, il apparaît que les relations "mono-polys" sont majoritairement difficiles car les personnes "poly-acceptantes" sont généralement des personnes "monos" qui subissent une situation imposée ou demandée par un.e partenaire "poly" et tentent d’y accéder par peur de perdre la relation et très rarement par un choix délibéré.


Ce groupe de parole était le premier sous forme payante afin de participer à défrayer notre intervenante. La contribution était souhaitée entre CHF 15.- et 30.- par personne. Nous étions 12 participant.e.s, la somme totale s’est montée à CHF 280.-. La totalité, après déduction des frais de devise Paypal (CHF 2.48), a été versée à Véronique Kohn à titre de défraiement.

Lina Events

COMPTE RENDU GROUPE DE PAROLE du 25/10/2019 : SAFER SEX



Nous avons organisé une groupe de parole sur le thème du Safer Sex dans le cadre de relations multiples avec l’intervention d’une infirmière du Checkpoint Vaud. Voici la synthèse de cette entrevue :



Au cours des dernières années, les messages concernant le safer sex sont devenus plus complexes. Il ne s’agit plus seulement de se protéger contre le VIH, mais aussi contre d’autres infections sexuellement transmissibles (IST) dont nous allons présenter les 5 principales (BIG 5), leur mode de transmission, leurs traitements et les recommandations de pratique et de dépistage pour limiter les risques d'infection et de transmission.



  • VIH

IST la plus connue depuis son apparition dans les années 80, elle est la seule dont on ne guérit pas. Ses modes de transmission majeurs se font par voie sexuelle (pénétration vaginale et anale), par voie sanguine (contact sanguin) et/ ou par voie fœtale. Le sexe oral comporte un risque de transmission inférieur à 0,01% car le virus se détruit au contact de l'air. Le port du préservatif est indispensable pour s'en protéger lors de tout type de pénétration. Toutefois, grâce aux progrès médicaux, il existe d'autres possibilités de s'en protéger, en cas de rapport à risque non protégé.

La PREP (prophylaxie pré-exposition), il s’agit d’un médicament avec lequel une personne séronégative exposée à un risque de VIH peut s'en protéger. Une PREP est soumise à ordonnance et ne devrait être prise que sous contrôle médical. Elle ne protège que du VIH et pas des autres infections sexuellement transmissibles. Son coût, très élevé (environ 900 CHF / 30 comprimés), n'est pas pris en charge par l'assurance de base.

La prophylaxie post-exposition (PEP) permet de prévenir une infection à VIH dans les premières heures après une exposition potentielle. Une PEP devrait être initiée le plus tôt possible (dans un service d'urgences ou dans un centre de dépistage IST) après un rapport à risque. Plus tôt elle est commencée, plus la PEP sera efficace pour prévenir une infection par le VIH. Malheureusement, la PEP n’est plus suffisamment efficace au-delà de 48h. Son coût également élevé (1500 CHF), est pris en charge par l'assurance de base.

Malheureusement, il n'existe pas encore de vaccin contre le VIH.

Dépistage : par un bilan sanguin (prise de sang) ou test rapide (disponible en pharmacie aussi).


  • Hépatites

Les hépatites sont des maladies infectieuses du foie.

Hépatite A - L’infection se transmet par un contact oral avec des matières fécales. L’eau, les aliments et les objets d’usage courant peuvent être contaminés en raison d’un manque d’hygiène, et ainsi transmettre le virus de l’hépatite A. La transmission est possible également lors de contacts intimes avec la zone anale. Enfin, la transmission par le sang est extrêmement rare. Il existe un vaccin.

Hépatite B – Son mode de transmission est similaire à celle du VIH mais son virus est plus virulent que le celui du VIH, donc il y a un risque de transmission orale plus important.

Le port du préservatif protège de l'infection, pour diminuer le risque de façon importante, en particulier lors de transmission orale. Comme il existe aussi un vaccin, celui-ci est également très recommandé.

Hépatite C – Elle se transmet par le contact avec le sang d’une personne infectée. Des médicaments antiviraux permettent de traiter l’hépatite C.

Des vaccins existent pour les hépatites A et B. Un vaccin combiné pour les deux s’effectue en trois fois (prix : 3 x CHF 75.-).

Pour l'hépatite B, il est important de faire un dosage des anticorps pour vérifier son efficacité, car même en étant vacciné, le taux d'immunité peut baisser et on peut ne plus être protégé.

Il n’existe pas de vaccin pour l’hépatite C, par contre celle-ci est guérissable.

Dépistage : par un bilan sanguin pour les 3.


  • Syphilis

C’est une infection bactérienne qui peut se transmettre lors d’un rapport sexuel vaginal, oral ou anal avec une personne infectée se trouvant dans une phase contagieuse. Il n’existe donc pas de protection par vaccination mais se guérit par une prise d'antibiotique lorsqu'elle est dépistée rapidement.

Les symptômes de la syphilis passent souvent inaperçus, car ils sont généralement indolores. Ils disparaissent au bout de quatre à six semaines, même sans traitement mais la maladie et sa contagiosité persistent, de plus, elle se transmet très facilement, d’où l’importance de son dépistage. C’est une IST qui avait presque disparu par le passé et qui est en recrudescence actuellement.

Dépistage : par un bilan sanguin.


  • Gonorrhée / Chlamydia

Ces deux IST sont regroupées ici car elles ont des similitudes dans leur mode de transmission et pour les traiter. Ce sont des infections bactériennes donc sans vaccin existant.

Elles peuvent être transmises lors d’un rapport sexuel oral, vaginal ou anal. Les bactéries se trouvent sur les muqueuses (pharynx, vagin, urètre, anus).

60 à 70% des gens porteurs de ces infections n'ont pas de symptômes, ce qui fait d'eux des porteurs sains mais contagieux. Lorsqu'elles ne sont pas dépistées et traitées rapidement, elles peuvent provoquer des complications sérieuses de l'appareil génital.

Dépistages : Par frottis des muqueuses concernées par des pratiques sexuelles pour un résultat fiable. Le dépistage urinaire ne prend pas en compte les contaminations sur le pharynx et l'anus. Le dépistage urinaire étant le plus courant chez un professionnel de santé, il est recommandé de préciser lors de la consultation, les zones concernées par un risque d'infection.

Traitement : Ces 2 infections se traitent par une prise d'antibiotique.


  • HPV Papillomavirus*

*Suite aux inquiétudes de plusieurs participants au sujet du HPV, un petit complément d'information a été donné.

Cette IST qui se décline sous une cinquantaine de variantes, dont 8 à haut risque cancérigène. Cette IST peut entraîner le cancer de l’utérus, de l’anus et du pénis. Le HPV est transmis lors de rapports sexuels vaginaux, oraux ou anaux. Mais il peut l’être aussi par les mains, les sex-toys ou d’autres objets portés au contact des organes génitaux de plusieurs personnes.

Ces IST de formes virales peuvent être vaccinées pour ces 8 souches à haut risque. Il est recommandé d’effectuer ces vaccins (3 doses) avant les premiers rapports sexuels et jusqu'à 27 ans (remboursés par l'assurance de base), mais rien n’empêche de les effectuer par la suite. Aux Etats Unis, la vaccination se fait jusqu'à 45 ans.

Dépistage : par frottis des muqueuses.


    Les recommandations de bonnes pratiques :

  • Port du préservatif, féminin ou masculin, pour tout rapport anal ou vaginal.

  • Un dépistage des «BIG 5» est recommandé une fois par année pour une personne ayant des rapports sexuels jusqu’à 10 partenaires différents par année. Au-delà, il est recommandé de faire deux dépistages par an.

  • Lors de l’apparition d’un symptôme entre les dépistages réguliers, il faut consulter sans délai.

  • Lorsqu’une infection bactérienne est avérée, il faut prévenir ses partenaires et s’abstenir de tout rapport durant les 7 premiers jours de traitement.



Ce compte-rendu ne se veut pas exhaustif. Cependant toute question est bienvenue. Les questions seront regroupées et transmises à un.e professionnel.le de santé sexuelle.

Lina Février 2 '20 · Noter : 5 · Tags : compte-rendu groupe de parole
Lina Events

COMPTE RENDU GROUPE DE PAROLE DU 25/09/2019 : Entre jalousie et compersion.


11 personnes présentes dont 4 couples, deux d'entre eux en phase de découverte poly.

Plusieurs cas de nouvelles relation en mode mono-poly ont été évoqués avec la difficulté connue pour la personne mono d'être bousculée par le mode poly.

Ce point rejoint la notion de décalage ou de non synchronisation qui "stimule" la jalousie pour celle.celui qui n'a pas de relation pendant que l'autre en a.

Par rapport à ces situations, la question de savoir qu'est-ce que les personnes se partagent (ou ce que certaine.s préfèrent ne pas savoir) a été abordée. Il est apparu qu'il y a un rythme à trouver propre à chacun.e et que cela évolue dans le temps. Et, à l'inverse, des témoignages ont relevé que le fait de pouvoir partager plus (parler des autres relations, les faire se rencontrer, ...) a pu permettre de gagner en sécurité. Le fait de ne pas savoir, laisserait en effet libre court d'imaginer toutes choses, les pires évidemment...

A ce stade (où l'on ne souhaite rien savoir), on n'est loin de vivre le sentiment de compersion.

Les personnes présentes ont pu exprimer leur rapport à la jalousie. Il a été rapporté que selon les ouvrages de référence, il est vain de chercher à faire disparaître la jalousie, mais plutôt d'apprendre à la gérer.

Certaines personnes ont indiqué ne pas ressentir de jalousie. D'autres ont décrit comment elle.il.s la ressentent. Nous avons alors cité la pieuvre de la jalousie (image ci-dessus et article complet : https://hypatiafromspace.com/...ne-pieuvre-8-pattes/) qui permet de la comprendre et d'identifier ses déclencheurs. Un élément relevé, prédominant, sous-jacent à la jalousie, est le sentiment d'insécurité. Il a été évoqué l'importance de communiquer ses ressentis pour permettre à l'autre d'en tenir compte.

Les difficultés liées à la jalousie induisent la question de savoir s'il faut "s'adapter au rythme du (de la) plus lent.e" qui sera le thème d'un prochain groupe de parole. Cette notion est directement liée à celle du temps. Nous avons évoqué le temps comme élément clé pour sortir des phases difficiles liées à l'ouverture d'un couple. Le parallèle a été fait avec le processus de deuil.

Il a été intéressant d'avoir les témoignages de personnes ayant traversé les mêmes difficultés moins de douze mois auparavant et aujourd'hui en paix avec la situation. Il a aussi été relevé que les personnes ayant vécu l'ouverture de leur couple ont constaté un renforcement de leur lien en accédant au polyamour, là où elles s'attendaient plus à un risque d'éloignement.

Ces couples qui se sont ouverts se retrouvent implicitement dans un modèle dit "hiérarchique" ou de "relation primaire". Une personne a pu exprimer l'importance de la considération de ses métamours pour elle.

A plusieurs reprises et dès le tour de présentation, des personnes ont exprimé "que la.e partenaire puisse trouver ailleurs ce qu'un.e autre partenaire ne peut lui apporter".

Il a été relevé l'image négative de cette formulation et que le polyamour n'est pas essentiellement là pour combler des manques. A l'inverse, en voyant plutôt les choses comme "ma.mon partenaire vit des choses plaisantes ailleurs et, quelles qu'elles soient, cela me réjouit", la formulation est plus en accord avec la beauté de la liberté et correspond enfin à la définition de la compersion. Nous avons conclu sur ce point à 21h15 avant d'aller prendre un verre pour terminer par un moment léger et très convivial.

Lina Octobre 25 '19 · Tags : compte-rendu groupe de parole
Lina Events

COMPTE RENDU GROUPE DE PAROLE DU 9/10/2019 : Ralentir pour se mettre au rythme du/de la plus lent.e ?



(très peu résumé de peur d'y mettre mon grain de sel plutôt que de rapporter le contenu... D'où la longueur.)

7 personnes sont présentes au groupe de parole (5 femmes, 2 hommes). Deux mènent le groupe (une femme, un homme) pour gérer le sujet et les temps de parole.



Thème: ralentir pour se mettre au rythme du/de la plus lent(e): si oui, dans quelle mesure ? Où trouver le juste milieu pour le respect de chacun(e) et aussi de la liberté de chacun(e) ? Typiquement, lorsqu’un(e) partenaire vit des choses qui insécurisent un(e) autre partenaire,



Résumé par sous-thèmes selon l’ordre suivant (qui n’est pas l’ordre de discussion sur le moment mais une tentative de clarifier les choses):

1. Situation de départ

2. Remarques des participant(e)s à propos de la situation de départ

3. Remarques du point de vue de la personne qui intègre une nouvelle relation à son polycule

4. Points clés à travailler pour cette personne

5. Remarques du point de vue de la personne désécurisé

6. Points clés à travailler pour cette personne

7. Par rapport au / à la nouvelle partenaire

8. Choses à faire en tant que couple



Comme les points contenant des remarques sont en général l’opinion d’une personne et pas nécessairement de tou(te)s les participant(e)s présent(e)s, il se peut qu’au sein d’un sous-groupe, certaines remarques se contredisent.





1. Situation de départ

A et B sont en couple polyamoureux. A rencontre un(e) nouveau/lle partenaire, C. B vit mal la situation, ressent C comme une menace pour son couple et exprime (verbalement ou dans son comportement) de l’insécurité.



2. Remarques à propos de la situation de départ

- Il s’agit de différences de rythme, au sein du couple parfois l'un prend les devant, et parfois aussi, plus tard cela s'inverse.

- Mention du livre “Compersion” qui développe ce sujet sur quelques pages et conclut que ralentir est positif car permet de solidifier les relations, à condition que le ralentissement ne soit pas extrême (ne soit pas un blocage complet). Au cours de la soirée, les participant(e)s exprimeront tou(te)s leur accord avec cette idée.





3. Remarques du point de vue de la personne qui intègre une nouvelle relation à son polycule

- Partenaire A dans l'exemple de départ

- Sentiment de faire faux, parfois même d'aller trop vite quelles que soient les mesures prises

- Impression / peur de ne pas avancer en attendant le plus lent

- Sentiment que c'est un mode de vie "instinctif" pour A mais que l'autre (B) a des doutes plus profonds (parfois même sur l'idée de l'ouverture)

- Comment respecter le consentement ? Si on fait le parallèle avec une relation sexuelle, on n'insisterait jamais en cas de doute exprimé par notre partenaire. Dans ce cas on se permet de revenir sur le sujet à de nombreuses reprises, d’essayer de convaincre l’autre, d’attendre en espérant que l’autre change d’avis, etc.

- Il est difficile de gérer un partenaire désécurisé qui exprime peu de choses ou des choses contradictoires de type “faites comme vous voulez” qui ne sont pas assumées par après

- Il est difficile de gérer un partenaire qui n’exprime pas de limites claires

- - Débat du groupe : certains expriment le besoin d’entendre des limites claires (au sens pratique), d’autres l’incapacité de les exprimer. On finit par conclure que le but n’est pas de fixer des limites claires au sens pratique, mais de comprendre l’insécurité de B et de trouver des moyens de le rassurer et d’avancer (potentiellement seulement après avoir ralenti).



4. Points clés à travailler pour A

- Prendre soin de B spécialement dans ce moment là

- Être attentif au fait que

- - La nouvelle relation a soulevé un problème personnel de B (une insécurité déjà présente)

- - la fréquence et l’intensité des activités entre A et C n’est pas le problème, mais peuvent intensifier le ressenti que B en a

- - la personne (C) peut intensifier le problème en cas de maigres affinités entre B et C

- - - B peut avoir besoin de se faire sa propre opinion sur C, ce qui peut demander un peu de temps voire de se rencontrer tous

- - - A peut expliquer à B ce qu’il/elle trouve chez B (but: rassurer B), et expliquer également ce qu’il/elle trouve chez C (but: démystifier C). B, en voyant C “à travers les yeux de A”, peut comprendre ce que A vit et cela peut l’aider. À l’inverse, cela peut crisper si B n’a pas envie / pas la ressource pour entendre parler de C au moment choisi - à éviter dans ce cas.

- - - si la relation A-C est poly-mono (A est polyamoureux(se) mais C est monogame), cela peut être ressenti comme particulièrement menaçant (B ne comprenant pas le point de vue de C)

- Se mettre mentalement à la place de B, le rassurer (beaucoup)

- Parler avec B de ce que B vit

- - Qu’est-ce qui t’insécurise là-dedans ?

- - Comment faire pour moins t’insécuriser ?

- - Faut-il te laisser du temps pour que le soufflé retombe, et si oui, combien ?





5. Remarques du point de vue de la personne désécurisée

- Partenaire B dans l'exemple de départ

- B aimerait être tolérant(e) à ce que son/sa partenaire vive sa nouvelle relation mais n'y arrive pas autant que souhaité

- B remarque les difficultés, mais il lui est impensable de ralentir: pas envie d’être “la personne qui bloque”

- Difficultés à exprimer ses limites:

- - culpabilité de restreindre l’autre

- - honte de ne pas être à la hauteur de la relation qu’on aimerait avoir

- - moyen de garder le contrôle ? On peut instaurer de l’autorité en maintenant l’autre dans le flou, en donnant des règles peu claires

- Une personne du groupe mentionne avoir mis dans une relation une limite temporelle concrète à l’autre (ex. “tu vois l’autre maximum deux fois par mois”)

- B peut penser que la synchronicité (avoir également une relation à ce moment) pourrait aider, mais doit cependant être conscient que c’est une situation rarissime et ne constitue donc pas une solution (d’autant qu’il faudrait arriver à synchroniser également vitesse et intensité des relations, ce qui est quasi-impossible)



6. Points clés à travailler pour B

- Ne pas priver l'autre, ne pas bloquer complètement la situation (contre-productif)

- Se respecter et s'écouter, exprimer ce qu'on ressent

- La nouvelle relation a soulevé un problème personnel, une insécurité déjà présente. Essayer de chercher sa source, de la comprendre et d’en partager les déclencheurs avec A.

- Prendre soin de A spécialement dans ce moment là

- Dire ce qu’on ne peut pas accepter, quel rythme est trop

- Alternative ou complément au point précédent: dire ce qu’on a besoin pour affronter la nouvelle situation (au lieu de dire, “tu peux voir C une fois par semaine maximum”, dire “j’aimerais qu’on se voie 3 fois par semaine”)

- Être attentif au fait que des limites envahissant le temps libre de l’autre partenaire (A) peuvent être difficiles à comprendre pour A, et qu’il peut être difficile pour C d’être “mis en stand-by”.





7. Par rapport au nouveau partenaire...

- Partenaire C dans l'exemple de départ

- C peut ressentir de la difficulté à être “mis(e) en stand-by” le temps que le couple A-B se stabilise

- On peut avoir tendance à considérer C comme un objet / une personne extérieure à ce qu’il se passe, mais ce n’est pas correct

- Il faut au contraire lui expliquer les choses, les décisions prises, et l’inclure dans la conversation (afin qu’il/elle comprenne certaines tensions ou changements de rythme)

- S’inquiéter de l’effet sur lui / elle, de son opinion ou de ses idées éventuelles de comment gérer cette situation

- Reconnaître que la situation est peut-être difficile pour lui/elle maintenant, mais la/le rendre attentif/ve que l’inverse peut aussi arriver dans le futur (relation A-C qui aurait besoin de temps ou d’attention particulière et l’obtiendrait)







8. Les choses à faire pour A et B

- Importance de gérer cela ensemble, car c'est un sujet qui touche à la notion du couple et doit être géré ensemble

- Se laisser l’espace et le temps de gérer la situation

- Être conscients que l’inverse peut aussi arriver: une autre relation (A-C, B-X) peut avoir besoin de temps dans le futur

- Discuter ouvertement de la situation et que chacun s’implique pour trouver une solution au problème: il n’y a pas de recette magique, chaque couple trouvera sa propre façon de faire

- - Éviter les “ça dépend de mon humeur”, “faites comme vous voulez”

- L’incompréhension est un problème majeur. Quand on ne comprend pas ce que vit un des partenaires, cela peut ajouter beaucoup d'’inquiétude. Cette partie est réglable avec de la communication.

- Responsabiliser la personne qui devrait mettre des limites, et l’écouter: elle doit se sentir considérée dans sa demande de freiner. Elle devrait idéalement arriver à la compréhension de ce que les deux autres vivent.

- Chercher de quoi on a besoin, chacun. Pas au sens pratique, mais peut-être émotionnellement ? De compréhension ?

- Répondre à la question : “comment renforcer notre propre relation ?” plutôt qu’à “comment ralentir ce qui est autour de notre relation ?”. Car remettre en question la nouvelle relation n’apportera rien, elle n’est finalement qu’un élément extérieur au problème.

Lina Octobre 10 '19 · Tags : compte-rendu groupe de parole
Lina Events

COMPTE RENDU GROUPE DE PAROLE DU 24/01/2019



Résumé des thèmes abordés

Est-ce que le polyamour peut être inné ? Ou est-ce une manière de vivre les relations qui peut s'acquérir ? Peut-on dire "le polyamour c'est pour moi" ou au contraire "non c'est pas pour moi" ?

En a découlé la notion de limite/s. Savoir où se trouvent nos limites. Si on accepte de les dépasser pour se bousculer/progresser/avancer, rester à l'écoute de soi pour ne pas se brûler les ailes. Le faire pour soi.

La notion d'équilibre. Dans une relation, l'équilibre est-il nécessaire ? Qu'entend-on par "équilibre" ? Est-ce que l'équilibre se perd dans une relation "mono-poly" ? Comment trouver l'équilibre dans de multiples relations : temps partagé, attention partagée, etc... ?

La notion de rythme, en cas de difficultés, si un ralentit son exploration du polyamour pendant que l'autre accepte de faire un pas en avant (un effort l'un vers l'autre et à l'écoute l'un de l'autre).

Nous avons parlé de compersion. "La compersion est, grossièrement, le sentiment éprouvé lorsqu’on se réjouit du bonheur d’autrui." (Wikipedia), avec référence au livre « Compersion: Transcender la jalousie dans le polyamour » d’Hypatia From Space

Le livre "La Salope Éthique" de Dossie Easton & Janet Hardy a également été cité plusieurs fois.




Lina Février 24 '19 · Tags : compte-rendu groupe de parole